Depuis notre arrivée la Mère Nature ne nous a pas trop gâté au niveau des journées d'ensoleillement. Mai et juin furent souvent sous les normales de la saison.
Dès qu'on a vu qu'il s'annonçait 3 jours consécutifs de soleil on a profité pour réserver 15 jours à l'avance un petit chalet rustique au camping McClaren à Long Sautl du 16 au 18 juin... un de nos endroits de prédilection où nous avons campé pendant plus de 30 ans: tente, tente-roulotte, roulotte et finalement avec le Safari Condo. On appréciait la grandeur des terrains, la piste cyclable à proximité et les couchers de soleil. Depuis 5 ans, l'administration du parc a ajouté des chalets très rustiques ici et là.
16 juin
Départ vers 11 h 00 et arrivée autour de 14 h 00. C'est le calme plat ... très peu de campeurs, même que le bureau d'accueil est fermé. On accrochera un préposé de sécurité pour aller nous chercher notre clef. Il y a un soleil de plomb avec un 29 degrés, pas très propice pour faire du vélos. On s'installe donc sur notre balcon avec un vino à regarder les bernaches qui pataugent dans l'eau face à nous.
En soirée, on aura droit à un beau coucher de soleil.
17 juin
Encore du soleil! Gilles et Diane arrivent vers 11 h 30.
Pour Gilles, ce sont de bons vieux souvenirs qui remontent à la surface car lui aussi nous a souvent accompagné ici. Au cours de la journée Denise et Diane feront une marche tandis que Gilles et moi passeront à travers nos souvenirs et la situation actuelle...
En soirée, le Bar-B-Q est à l'honneur avec le vin !
Le ciel se couvre, comme dirait l'expression (que je n'ai pas trouvé aucune référence); il y a des béliers dans l'air... Cela signifie que les nuages sont très morcelés, comme des mottons de ouate.
18 juin
Finalement durant la nuit, on a eu droit à la pleine lune et aux petites heures du matin j'ai pu assister à un fait insolite.
À qq pas du chalet, un renard était à la poursuite d'un écureuil noir et ce dernier s'est réfugié dans un arbre. Par la suite, le renard s'est avancé vers le rivage où une quinzaine de bernaches avec leurs canetons pataugeaient dans l'eau. Et là le piaillement a commencé. Des cris de bernaches et toutes celles qui se trouvaient dans les environs sur le lac, se sont mis à patauger en direction de celles qui faisaient déjà face au renard. En qq minutes, il devait en avoir une cinquantaine. Et en prime, les corneilles, qui étaient éloignées, arrivaient de toute part pour se jucher dans un arbre au dessus du renard. On se serait cru dans un remake "The Birds" réalisé en 1963.
On était loin de la fable de Lafontaine ; le renard et le corbeau.
Le renard a pris la poudre d'escampette en peu de temps et le jour s'est levé sous la pluie.
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