dimanche 6 novembre 2022

Octobre et novembre: mémorables.

Octobre fut un des mois les plus chaud de notre histoire. Tellement qu'encore à ce jour, le 6 novembre, j'ai encore des gaillardes en fleurs  et qq  abeilles viennent y faire un tour.

À part la météo qui nous gâte avec un été indien et qui se poursuit semaine après semaine, quelques événements sont venus marquer notre quotidien cet automne:

- le décès de la Reine Élizabeth le 8 septembre à l'âge de 96 ans.

- le 16 octobre, le sacre Xi Jinsing en Chine  pour un 3ème mandat

- Biden, sous le thème de la liberté à l'avortement, tentera de faire élire le plus de démocrates le 8 novembre prochain. 

- sans oublier cette guerre en Ukraine qui se poursuit ..... et l'ombre de Trump qui plane au-dessus des E. U.

Il n'y a pas eu que des mauvaises nouvelles:

- On est rendu à notre 5ème vaccin et la Covid se tient toujours loin de nous. Youpi.

- Alexandre et Florence sont venus nous présenter leur dernier-né: un nouveau Westfalia pour leurs futurs projets de vacances en camping. 

le 3 octobreune vague bleue porte la CAQ au pouvoir pour un autre 4 ans.

- alors que les couleurs sont encore en place dans les arbres, on ira faire un tour à Ste-Julienne chez Gisèle et Marjolaine.

- le 23 octobre, une virée chez Éric dans les Cantons de l'Est, pour apprécier ce beau coin.

- Alors que Véro et Bruno sillonnent la Sicile en cette fin d'octobre. De notre côté, on booke nos vacances pour le printemps prochain: 1 mois à Fuengirola. Je m'attendais à payer nos billets d'avions beaucoup plus chers suite aux hausses successives de l'essence des dernières années. 

Novembre n'a pas encore connu de gel au sol à Longueuil et c'est pourquoi sous un soleil absolument des plus radieux nous prenons la route vers Québec en ce vendredi 4 novembre.  Une décision de dernière minute!

Québec: c'est notre pèlerinage annuel depuis plus de 40 ans. Alors que je travaillais soit pour le Trust Général ou la Banque Nationale, il y avait toujours une activité pour le travail qui nous menait à cette destination. Et depuis la retraite, on n'a pas cessé cette bonne habitude!

En ce beau samedi matin, plusieurs personnes ont pris des visites guidées... une bonne manière d'en apprendre un peu plus sur notre histoire. Lors de qq photos sur la Place Royale, je m'approche d'un de ces guides pour entendre que c'est grâce à Lord Dufferin, alors gouverneur général du Canada arrivé en 1872  qui a mis fin aux travaux de démolitions des fortifications. C'est grâce à ce visionnaire qui a établi un plan de sauvegarde pour conserver et mettre de l'avant le plein potentiel patrimonial de Québec. 

Le simple fait de se promener dans le quartier historique ou le Petit Champlain nous transporte en Europe... 

































 

mardi 23 août 2022

De Ste-Flavie à St-Jean-Port-Joli

 235 km. Initialement le planning était de rouler jusqu'à Longueuil ce qui aurait donner près 8 heures de route...On aurait fait 2 bonnes journées. En ayant que quelques km, on aura le temps de fouiner en route.

On prend la route vers 9 h avec un épais brouillard. On traverse Ste-Flavie et Ste-Luce sans trouver de resto pour déjeuner. Finalement, on aboutira chez Normandin à Rimouski... il y a line-up, il manque de personnel.

Après le déjeuner, on reprend la 132 et on longe la mer jusqu’au quai de Trois-Pistoles, où il y a la traverse pour Les Escoumains. On n’y voit ni ciel et ni terre. A cet endroit on y pêchait le loup-marin. Le 23 décembre 1841, les banquises sont nombreuses et plus de 400 loups- marin s’y prélassent. La chasse s’annonce fructueuse et une centaine d’hommes partent. Vers 16 h, un vent violent se lève et fait détacher la banquise vers le large. 50 hommes ne pourront pas revenir. C'est la panique. Le curé donne les derniers sacrements à distance....... Que d’actions! On est sur le bout de notre chaise.

Louis Sirois en matinée avait failli se noyer car la glace avait cédé et il avait dû retourner à la maison, à 5 km de là,  pour se changer. A son retour, il voit cette tragédie et remarque une légère embarcation pour 6 personnes. Le temps compte car la banquise s’éloigne de plus en plus. Avec son ami Rioux, ils rameront hardiment jusqu’à la banquise et choisiront de prendre en 1er les pères de famille. Heureusement qu’il y a une île plus près, c’est ce qui leur permettra de faire plusieurs navettes er de sauver tout le monde. Une croix a été érigée à ces héros.

Lorsqu’on arrive à Kamouraska, il y a foule dans le parking de l’église. On traverse pour aller à la boulangerie Niedman, une institution dans la région. Celle-ci est fermée faute de boulanger. Un peu plus loin, un bistrot est fermé jusqu’à mai 2023.... le dîner planifié est foutu. Finalement, on roulera jusqu’a La Libellule à St-Jean-Port-Joli ». Cela sera un dîner souper à 16 h .

 Inutile de vous dire que nous étions les premiers.

L’église de ce village construite en 1779 a une particularité: les clochers. Il est rare d'en voir 2 ainsi à chaque extrémité. 

Demain c'est le retour vers Longueuil.... Et on attendra un colis avec impatience, Denyse a oublié ses souliers avec semelles orthopédiques à Caraquet. 










lundi 22 août 2022

Le retour

 Et oui toute bonne chose a une fin...  On suit le littoral acadien en passant par Grande-Anse avec son phare et son église en pierres. Il parait qu'au large on peut voir des petits rorquals et des baleines bleues. Nous traverserons  Bathurst, après Petit-Rocher, nous voyons comme un pot de fleurs dans la mer et de nombreux oiseaux y sont juchés. En 1998, nous avions vu la même ile.

À cette époque, avec Diane et Gilles, nous avions couché dans un B & Breakfast à Charlot. On a eu beau scruté le village pour trouver notre gite et le resto mais ce fut en vain. 

On s'arrêtera à Campbellton pour photographier l'emblématique saumon. Par la suite, on traversera le pont pour longer la rivière Matapédia. Depuis ce matin, le temps est nuageux et c'est seulement passé Amqui que quelques lourds nuages nous tombera dessus pour quelques minutes. 

On peut dire sans se tromper, que le N. B. regorgent de terrains de camping face ou près de la mer. Nous avons croisé plusieurs Prolite, une petite roulotte de 14 pieds  En 2008, nous l'avions payé autour de 10 000 $ et aujourd'hui elle se vend plus 27 000 $. Nous l'avions vendu sensiblement le mm prix pour acheter notre Safari Condo. 

Après avoir dépassé Amqui, la forêt cede sa place à des champs valonneux et à certains endroits, comme à Sayabec, il y a de grands champs de de sarrasin... idéal  pour les abeilles et le miel.

Nous arrivons à notre petit motel situé en bordure de mer à Ste-Flavie. On déguste un petit vino face à la mer. Nous commençons  nos recherches à savoir où aller souper et comme au N. B. plusieurs restos sont fermés les lundis. À qq pas de nous, il y a une cantine "Le Navigateur" , mais son menu est exclusivement composé de poissons et fruits de mer. Rien pour Denyse.

Un monsieur nous entendant dans nos recherches nous propose "Capitaine Homard"   mais un menu limité pour Denyse. Finalement on ira au "Matelot" à Baie-des-Sables situé à 30 minutes d'ici. Au moins sur place, notre table est situé face au fleuve. 

Notre repas se termine à temps pour admirer le coucher de soleil à Petit-Métis. À cet endroit, un panneau nous indique la présence de sous-marins allemand en 1942. Et certains ont torpillé    deux navires canadiens à Cap-Chat.


















































dimanche 21 août 2022

Le village acadien...

En ce beau dimanche, on a encore droit à un soleil radieux. On reçoit la visite de notre hôte afin de savoir si tout est ok. Elle nous apprend que ce fut une belle saison depuis juillet.... des clients réguliers au 2 jours. Nous sommes un  rare couple à avoir restés 3 jours. Elle nous suggère le  Village acadien à Bertrand.  « Vou zen aurez pour un bon 3 zeures »

Lotion solaire et parapluie seront de mise. Faire le tour du village c’est près de 3 km et avec ce soleil, il est préférable de se louer un fauteuil roulant pour Denyse.

Le site est divisé par période .... de la plus ancienne à la plus récente. Dans  chacune des  maisons il y a une personne qui nous accueille et nous raconte à qui appartenait la maison et ce qu’il faisait dans la vie.

Dès la 1ère maison chez les Martin (1773), on arrive sur un vrai acadien très politisé et après son laïus d’antan. J'ouvre une brèche: "Pourquoi les acadiens sont peu représentés au parlement?" Çà y'est parti. il nous parle de la politique d’aujourd’hui...Les libéraux / les conservateurs.  C’est auprès de lui qu’on apprend que les acadiens n’auront pas le droit de couper le pin.Cet arbre est réservé à la marine britannique pour les mâts de bateaux. Cette loi désuète est encore en vigueur!  

Par la suite, on ira chez madame Robichaud (1846), elle est à son foyer et prépare le repas dans son chaudron de fonte suspendu au dessus des braises. Du poulet, des oignons, du choux. Cela à l'ait très bon. Elle nous apprend qu'elle fait du savon avec de la cendre de bouleau.... la cendre de bois est riche en potasse, même aujourd'hui vous pouvez faire votre lessive avec des cendres.  Consultez cette article, il y a d'autres suggestions.

Une autre maison intéressante fut celle du juge Blackhall (1840) où c'est la servante qui nous reçoit. Elle est maitre dans sa cuisine, mais ne traverse jamais de l'autre côté sauf pour le service des repas. C'est elle qui prend soin des enfants, mm que dans la cuisine du  juge il n'y a que 2 chaises. Ce dernier est souvent à l'extérieur car il cumule plusieurs fonctions. 

Chez les Dugas (1867), ce dernier est à son rabot pour faire du bardeau  et il nous explique sa technique. Une maison  peut avoir 10 000 bardeaux (toit et murs extérieurs) dont à 200 bardeaux par jour c'est 50 jours que cela se fera en hiver. L'épaisseur du bardeau est importante car cela prendra des clous. Ces derniers se vendent à la livre. 

Depuis le début, on apprend que les familles ont autour de 8-12 enfants ...  pratique pour la main d'oeuvre. Et tout se paie par le troc. Si les Drouin font du beurre, ils en donneront au magasin général en échange de la farine.

"Il vente à écorner un boeuf". On a souvent  entendu cette expression. Cela signifie qu'il était le temps d'aller couper les cornes aux boeufs car grâce au vent les mouches ne roderaient pas et n'infecteraient pas les cornes. 

Nous nous arrêtons à "La table des ancêtres" pour déguster une soupe qui ressemble à un bouillis et nous nous partageons un gâteau aux bleuets nappé d'un sirop chaud.

A qq pas de là, on ira à la taverne tenue par les Robin (1880). Il achète du rhum des iles du Sud, L'alcool à 90 %  est coupé à 25-45 %  pour en faire plus. De son dire, la boisson n'a jamais tué personne. Ce qui tuait le monde c'est le plomb que l'on retrouvait dans les alambics, les tuyaux, les chaudières. Les bons débits à boissons utilisaient des tonneaux de chênes et du cuivre pour les tuyaux. Il nous explique la provenance du mot "bootlegger".  Sa mère lui a expliqué. Il prend un 26 oz et mime qu'il le glisse le long de sa cuisse sous jupe jusqu'à sa botte. C'est ainsi que les contrebandiers cachaient leurs boissons. 

Une des maisons que nous avons visité fut la 1ère à avoir un puit dans la maison. Le monsieur a trouvé son puit et a construit sa maison autour du puit. Il avait de l'eau autant l'hiver que l'été.

La visite à la meunerie fut très intéressante.

Chaque maison avait sa petite histoire! La dame qui nous a reçu à la maison des Turgeon nous en dis que du bien. C'est un politicien qui s'est très impliqué dans le développement de l'Acadie pendant ses 20 années de député. Durant la crise, les gens faisait la ligne devant sa maison, il émettait des chèques à chacun... "Quand j'en aurai pu, la banque viendra me vouoir"

Le temps passe et il approche 16 h... On a passé plus de 4 heures là.

Par la suite, on prend la route vers Maisonnette située à moins de 5 km. Nous étions allés à cet endroit avec Diane et Gille en 1998. Lorsque nous y avions été il y avait une fête foraine dans un grand terrain vacant et aujourd'hui c'est devenu un aire de pique-nique.

On terminera notre "ride" en passant par Paquetville dans l'espoir de voir la maison de Edith Butler... mais en vain.  On s'est rabattue sur l'église en pierre une des grandes des Maritimes et sur la route, on a croisé une érablière (Chiasson).