En ce beau dimanche, on a encore droit à un soleil radieux. On reçoit la visite de notre hôte afin de savoir si tout est ok. Elle nous apprend que ce fut une belle saison depuis juillet.... des clients réguliers au 2 jours. Nous sommes un rare couple à avoir restés 3 jours. Elle nous suggère le Village acadien à Bertrand. « Vou zen aurez pour un bon 3 zeures »
Lotion solaire et parapluie seront de mise. Faire le tour du village c’est près de 3 km et avec ce soleil, il est préférable de se louer un fauteuil roulant pour Denyse.
Le site est divisé par période .... de la plus ancienne à la plus récente. Dans chacune des maisons il y a une personne qui nous accueille et nous raconte à qui appartenait la maison et ce qu’il faisait dans la vie.
Dès la 1ère maison chez les Martin (1773), on arrive sur un vrai acadien très politisé et après son laïus d’antan. J'ouvre une brèche: "Pourquoi les acadiens sont peu représentés au parlement?" Çà y'est parti. il nous parle de la politique d’aujourd’hui...Les libéraux / les conservateurs. C’est auprès de lui qu’on apprend que les acadiens n’auront pas le droit de couper le pin.Cet arbre est réservé à la marine britannique pour les mâts de bateaux. Cette loi désuète est encore en vigueur!
Par la suite, on ira chez madame Robichaud (1846), elle est à son foyer et prépare le repas dans son chaudron de fonte suspendu au dessus des braises. Du poulet, des oignons, du choux. Cela à l'ait très bon. Elle nous apprend qu'elle fait du savon avec de la cendre de bouleau.... la cendre de bois est riche en potasse, même aujourd'hui vous pouvez faire votre lessive avec des cendres. Consultez cette article, il y a d'autres suggestions.
Une autre maison intéressante fut celle du juge Blackhall (1840) où c'est la servante qui nous reçoit. Elle est maitre dans sa cuisine, mais ne traverse jamais de l'autre côté sauf pour le service des repas. C'est elle qui prend soin des enfants, mm que dans la cuisine du juge il n'y a que 2 chaises. Ce dernier est souvent à l'extérieur car il cumule plusieurs fonctions.
Chez les Dugas (1867), ce dernier est à son rabot pour faire du bardeau et il nous explique sa technique. Une maison peut avoir 10 000 bardeaux (toit et murs extérieurs) dont à 200 bardeaux par jour c'est 50 jours que cela se fera en hiver. L'épaisseur du bardeau est importante car cela prendra des clous. Ces derniers se vendent à la livre.
Depuis le début, on apprend que les familles ont autour de 8-12 enfants ... pratique pour la main d'oeuvre. Et tout se paie par le troc. Si les Drouin font du beurre, ils en donneront au magasin général en échange de la farine.
"Il vente à écorner un boeuf". On a souvent entendu cette expression. Cela signifie qu'il était le temps d'aller couper les cornes aux boeufs car grâce au vent les mouches ne roderaient pas et n'infecteraient pas les cornes.
Nous nous arrêtons à "La table des ancêtres" pour déguster une soupe qui ressemble à un bouillis et nous nous partageons un gâteau aux bleuets nappé d'un sirop chaud.
A qq pas de là, on ira à la taverne tenue par les Robin (1880). Il achète du rhum des iles du Sud, L'alcool à 90 % est coupé à 25-45 % pour en faire plus. De son dire, la boisson n'a jamais tué personne. Ce qui tuait le monde c'est le plomb que l'on retrouvait dans les alambics, les tuyaux, les chaudières. Les bons débits à boissons utilisaient des tonneaux de chênes et du cuivre pour les tuyaux. Il nous explique la provenance du mot "bootlegger". Sa mère lui a expliqué. Il prend un 26 oz et mime qu'il le glisse le long de sa cuisse sous jupe jusqu'à sa botte. C'est ainsi que les contrebandiers cachaient leurs boissons.
Une des maisons que nous avons visité fut la 1ère à avoir un puit dans la maison. Le monsieur a trouvé son puit et a construit sa maison autour du puit. Il avait de l'eau autant l'hiver que l'été.
La visite à la meunerie fut très intéressante.
Chaque maison avait sa petite histoire! La dame qui nous a reçu à la maison des Turgeon nous en dis que du bien. C'est un politicien qui s'est très impliqué dans le développement de l'Acadie pendant ses 20 années de député. Durant la crise, les gens faisait la ligne devant sa maison, il émettait des chèques à chacun... "Quand j'en aurai pu, la banque viendra me vouoir"
Le temps passe et il approche 16 h... On a passé plus de 4 heures là.
Par la suite, on prend la route vers Maisonnette située à moins de 5 km. Nous étions allés à cet endroit avec Diane et Gille en 1998. Lorsque nous y avions été il y avait une fête foraine dans un grand terrain vacant et aujourd'hui c'est devenu un aire de pique-nique.
On terminera notre "ride" en passant par Paquetville dans l'espoir de voir la maison de Edith Butler... mais en vain. On s'est rabattue sur l'église en pierre une des grandes des Maritimes et sur la route, on a croisé une érablière (Chiasson).





















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